Mali 2018 : une élection pour quelle démocratie ?

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Les maliens étaient appelés aux urnes ce dimanche 29 juillet pour choisir leur futur Président de la République. En lice, le Président sortant Ibrahim Boubakar Keita , l’ancien Président de la commission  de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA)  Soumaila Cissé et l’astrophysicien Cheik Modibo Diarra , entre autres. Si le Mali a été depuis Alpha Oumar Konaré cité en Afrique comme une démocratie exemplaire, il est nécessaire de se demander qu’en est-il aujourd’hui ?

En effet depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012 contre le Président Amadou Toumani Touré, le Mali a connu de soubresauts, une forte montée du djihadisme, la violence mais surtout une perte de la part de l’Etat du contrôle d’une partie importante du territoire national (Kidal…).

S’ il est clairement admis que la démocratie est un système dans lequel le pouvoir est détenu par le peuple, démocratie  rime aussi avec sécurité , liberté de culte, accès à l’éducation,  prise en compte des attentes immédiates du peuple et surtout existence d’une véritable souveraineté caractérisée par une vraie autorité de l’Etat.

De ce fait, une démocratie qui se limite à la régularité des élections, au respect du verdict des urnes et à l’absence des contestations postélectorales  est une démocratie partielle, voire incomplète.

En somme, il est un peu malhonnête de parler de démocratie là où le bien-être social culturel et la sécurité ne sont pas au rendez-vous et surtout dans un environnement où le gouvernement n’est plus en mesure de protéger le peuple souverain.

Dès lors on comprend que le véritable enjeu de cette élection c’est l’instauration d’une vraie démocratie qui passe avant tout par le rétablissement total de la sécurité et de la restauration de l’intégrité territoriale, l’amélioration de l’accès aux services sociaux  en faveur du peuple malien, l’accès à l’éducation , à un emploi ou des opportunités et  à une justice indépendante.

Cette élection présidentielle, qui vraisemblablement se jouera au second tour, doit permettre aux acteurs politiques africains de comprendre que la démocratie n’est pas un vain mot qu’il faut associer à des élections régulières et à l’existence d’une multitude de partis politiques. Elle a en réalité pour sous-jacent tous ces éléments qui permettent aux citoyens de mener une existence digne.

Analyse.

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