Un informaticien ivoirien à la prison centrale de Libreville.

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Il s’agit d’un jeune ivoirien accusé d’être un hacker lors de la dernière élection présidentielle  de 2016 au Gabon. Le jeune Yeo Namogo Christopher est un informaticien, il est arrivé au Gabon en 2016 pour faciliter la collecte des résultats des élections présidentielles ;  en somme, il s’agissait de faire un travail légal, offrir son expertise et nullement faire du piratage.

Yeo a été arrêté par la gendarmerie  en marge de l’élection présidentielle lors des violences postélectorales de 2016. Il est accusé de piratage de données des résultats de l’élection présidentielle. Une accusation infondée dans la mesure où le vote au Gabon n’est pas électronique, tout se fait sur support papier. Cela suppose donc qu’il s’agit là d’une véritable bavure. Il faut ajouter qu’au moment de son arrestation, il aurait été contraint de reconnaitre des fait qu’il n’a pas comis.

Ses conditions de détention son inhumaines, Il a droit à un morceau de pain et une boite de sardine par semaine, il n’ a pas accès à des toilettes décents.  Pendant les 6 premiers jours de sa détention, il dormait à la belle étoile, sur un bidon d’eau de 20 litres et jusqu’à ce jour, son quotidien carcéral ne s’est pas amélioré.  Il n’est pas dans son pays, il est loin de sa famille et de ses proches.

Yeo Namogo est oublié de tous, des pouvoirs publics gabonais qui ont la responsabilité de protéger tout individu vivant au Gabon (même les prisonniers), mais son pays la Cote d’ivoire semble bien l’avoir abandonné. Il n’a toujours pas été jugé, c’est à se demander s’il dispose  même d’ un avocat.

Le cas de ce jeune homme rappelle a quel point la question de l’administration des prisons pose problème en Afrique, il faut aujourd’hui une réforme de ce système hérité de la colonisation et qui n’a pas de sens chez nous les africains car en Afrique l’humanité est sacrée. Trois ans d’emprisonnement sans jugement pour des faits qui ne subsistent pas, c’est exagéré. Cette privation de liberté est injuste, il faut donc que ce jeune soit libéré, sa place n’est pas en prison, il est plus utile en liberté dans son domaine, l’informatique.

NB: cette publication, n’engage que son auteur et non l’ensemble des membres du cabinet conseil Whylton Consulting.

Abdoulaye Thiam.

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