La Chine veut plus d’enfants, Macron et Sarkozy veulent moins de naissances en Afrique.

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Le premier juin dernier, le gouvernement chinois a décidé de relancer la politique de natalité en autorisant chaque couple marié à avoir 3 enfants.
Pourtant, auparavant, certains comme Emmanuel Macron et avant lui, Nicolas Sarkozy ont fait croire à l’opinion que l’accroissement démographique de l’Afrique constituait un problème majeur pour le climat.
En effet lors du réunion au MEDEF, Nicolas Sarkozy affirmait ceci “Dans 30 ans, le Nigeria aura plus d’habitants que les États-Unis d’Amérique, on va passer d’un milliard d’Africains à deux milliards et demi. Donc je dis que la crise migratoire n’a pas commencé […] c’est la première source de pollution; vouloir promouvoir le développement local sans poser la question de l’explosion de la démographie.”
Si jusqu’ici on a eu du mal à comprendre leurs réelles motivations on note que des pays comme l’Inde, surpeuplé, manque d’une réelle politique de contrôle de naissance, ce qui ne semble en rien poser problème à Macron &Co.
Avec cette décision du gouvernement chinois qui semble passer au sein de l’opinion publique comme une lettre à la poste, les africains doivent simplement comprendre qu’ils n’ont d’ordre à recevoir de personnes en ce qui concerne leur politique de natalité.
La Chine n’est pas un cas isolé car le gouvernement de la fédération de Russie dont la population se chiffrait à 141,2 millions d’individus en 2010 a décidé depuis plusieurs année d’entreprendre une politique volontariste de relance de la natalité. Objectif, atteindre 145 millions d’habitants en 2025.
Toute chose qui montre que la démographie n’est pas le problème.
En revanche, il faut un sursaut de responsabilité de la part des gouvernants pour rendre effectives de vraies politiques sociales de soutien et d’accompagnement à la natalité.
L’hyper natalité ou la grande fécondité des femmes africaines n’a jamais constitué un problème, bien au contraire la première richesse c’est le capital humain qui constitue un réel capital social.
Les tentatives de ” planning familial” en Afrique calquées sur le modèle occidental sont en réalité puériles. Car le problème de la pauvreté au Sao Tomé et Principe par exemple, n’est pas lié au nombre de naissances mais aux choix politiques qui ont été fait jusqu’ici.
Pour preuve, le Botswana, pays plus peuplé peuplé et très pauvre il y a de cela 30 ans, est parvenu à se hisser au rang des pays africains les mieux gouverner il y a plus d’une dizaine d’années à cause des choix politiques et de la rigueur de ses leaders.
En conclusion, la véritable bataille se trouve sur le front des réformes sociales et de la reprogrammation des politiques étatiques mais encourager la natalité doit être une des priorités surtout pour des pays à faible démographie comme Sao Tomé et Principe, la Guinée Équatoriale ou encore le Gabon.

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