Afrique : mais quelle école ?

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Depuis les indépendances, l’Afrique a opté pour la préservation d’un système éducatif, fruit de l’héritage colonial.

Les écoles, les lycées, les universités ont été calqués sur les modèles anglais, français, portugais entre autres.

Cela dans le but de former des citoyens meilleurs et leur garantir un emploi.

Seulement, plus d’un demi-siècle après, on constate que le chômage est aujourd’hui l’une des choses les mieux partagées en Afrique.

Mieux, les établissements d’accueil sont surpeuplés et obsolètes.

Un constat amer qui démontre bien que les choix politiques opérés jusqu’ici n’ont pas été à la hauteur.

D’ailleurs, plusieurs jeunes africains n’hésitent pas à envisager de quitter leurs pays afin de suivre une formation à l’étranger.

Normal, puisque les universités de Freetown, Lagos, Cotonou, Yaoundé pour ne citer que celles-là, sont très souvent en grève avec des effectifs pléthoriques.

Pis, si l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord étaient encore il y a de cela plusieurs années, les destinations les plus prisées, pour les jeunes africains en quête de formation de qualité, désormais, des pays tels que la Turquie, la Chine, l’Inde et même l’Arabie Saoudite, voient débarquer chaque année des centaines de jeunes africains.

Seul hic, ces derniers n’ont pas la garantie d’un emploi rémunéré au terme de leur formation et ne parviennent donc pas à mettre en pratique leur savoir faire.

Une raison suffisante parmi tant d’autres pour comprendre à quel point il est nécessaire aujourd’hui de changer de politique en matière de formation en Afrique.

D’abord, un investissement beaucoup plus grand de la part de l’État, ensuite, une offre de formation qui répond aux exigences endogènes africaines.

Malheureusement, en Afrique subsaharienne, le taux de chômage chez les jeunes va bien au-delà des 50%, même si certains chiffres se veulent moins alarmants.
Pourtant, l’Afrique étant un continent très jeune, il ne peut trouver sa place dans un monde compétitif et interconnecté que si et seulement si, sa programmation politique se fait en priorité pour ces jeunes générations, lesquelles, devront chaque jour être confrontés aux défis d’un monde en perpétuelle mutation.

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