Ce 24 juin 2026, à partir de 16h00, le Teatro Rossini en Piazza Santa Chiara accueille la présentation du 21ème Rapport de l’Osservatorio sulle Migrazioni a Roma e nel Lazio, le rapport annuel de référence qui analyse l’évolution du phénomène migratoire dans la capitale italienne et sa région. Un événement scientifique majeur, réunissant certains des noms les plus importants de la recherche sociale italienne sur les migrations.
Un rapport, une contribution qui compte
Parmi les contributions publiées dans ce rapport figure un article de recherche signé Whylton Le Blond Ngouedi Marocko, chercheur à l’IREF — Istituto di Ricerche Educative e Formative, sous l’égide des ACLI. L’article s’intitule “Il calcio come strumento di welfare informale: il caso dell’ASD Liberi Nantes”. Cette contribution est le fruit d’une enquête qualitative menée entre avril 2024 et décembre 2025 au sein de l’association sportive Liberi Nantes, implantée dans le quartier populaire de Pietralata à Rome, qui accueille des réfugiés et des demandeurs d’asile à travers la pratique du football.
De quoi parle cet article — et pourquoi c’est important
L’article part d’une question simple mais fondamentale : le sport peut-il vraiment aider les migrants à s’intégrer ? Et si oui, comment, concrètement, sur le terrain ?
La réponse que propose Whylton est nuancée et ancrée dans la réalité. Son enquête montre que le football, dans des contextes comme celui de Liberi Nantes, ne se limite pas à une activité récréative. Il fonctionne comme une porte d’entrée informelle vers un réseau de soutien social : accompagnement psychologique, orientation juridique, aide à la recherche d’emploi. Le terrain de football devient ce que l’article appelle une micro-infrastructure de welfare, capable d’intercepter des besoins que les institutions formelles ne parviennent pas à atteindre.
L’article examine également le Projet Replay, une initiative financée par la Commission européenne et coordonnée par Play International — ONG française active depuis 1999 dans l’utilisation du sport comme outil d’inclusion sociale —, qui a impliqué cinq clubs de football romains et plusieurs centres d’accueil. Il en ressort un concept original et opérationnel : le reflexive coaching — la capacité d’un entraîneur à lire les dynamiques émotionnelles du groupe, à adapter son intervention et à transformer l’entraînement en espace d’apprentissage social autant que sportif.
L’article ne cache pas les limites structurelles de ces expériences : difficultés d’accès aux financements publics, obstacles logistiques, discontinuité de la participation. C’est précisément cette honnêteté analytique qui en fait un travail de recherche rigoureux, et non un simple plaidoyer militant.
Un événement de premier plan
La présentation de cet après-midi réunit des personnalités de référence du monde académique et institutionnel italien, parmi lesquelles Paolo de Nardis, Président de l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”, et Luca Di Sciullo, Président du Centro Studi e Ricerche IDOS. À cette occasion, Gianfranco Zucca, Directeur de l’IREF — l’institut sous le label duquel est publiée la contribution de Whylton — sera également présent, témoignant de l’ancrage institutionnel de ce travail de recherche dans l’écosystème académique romain et national.
Pour accéder au rapport complet : www.dossierimmigrazione.it
Pour en savoir plus sur l’IREF : irefricerche.acli.it






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