Où est Rinaldi Anderson Abagha ?

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Entre le blackout et l’absence d’une stratégie de communication de crise, les autorités gabonaises se sont révélées incapables sur le cas du petit Rinaldi Abagha porté disparu depuis le 12 janvier  2020.

Cela est vérifiable car aucun gabonais, encore moins la famille de l’enfant disparu n’est capable de dire où il se trouve. Mieux, l’opinion publique semble même avoir oublié cette affaire grave.

Pourtant, la mission première de l’État est de garantir la sécurité et la sureté des citoyens gabonais et des populations qui vivent au Gabon.

Cependant avec le cas Rinaldi, qui peut estimer être en totale sécurité aujourd’hui  dans ce pays ?

A travers un message posté sur sa page facebook, la mère du jeune Abagha Rinaldi se confie : «Les autorités ne nous disent absolument rien de convainquant, le procureur ne fait plus cas de cette affaire, le présumé kidnappeur, nous ne savons rien de ce qu’il a pu dire et pourquoi  ce silence».

Dès lors, comment l’État peut-il abandonner une mère et une famille en détresse ?

Pourtant, conformément au titre préliminaire des principes et des droits fondamentaux de la  constitution gabonaise, l’État doit protection et assistance aux citoyens gabonais où qu’ils se trouvent.

L’État qui est censé exercer le pouvoir grâce à la volonté des citoyens, a l’obligation d’informer ces mêmes citoyens sur des cas d’intérêt national comme la disparition du jeune Rinaldi Abagha.

Sans Rinaldi, le Gabon ne sera plus le même car une famille se retrouve ainsi meurtrie et vraisemblablement déchirée ; puisque, la famille est la cellule de base de la société gabonaise. De surcroit, dans un pays à l’effectif démographique dérisoire.

Combien d’autres Rinaldi risquent-ils d’être arrachés à leurs familles ?

Faut-il rappeler que la grandeur d’une nation se mesure à travers les mécanismes mis en place pour préserver la vie de ses enfants. ?

Si au Gabon, la vie a perdu sa sacralité, chacun devra en tirer les conséquences.

Quoi qu’il en soit, il urge que les pouvoirs publics donnent une suite concrète à l’affaire Rinaldi. Que l’on dise aux Gabonais où il est passé, qu’il soit retrouvé et que les véritables responsables  de son enlèvement soient retrouvés et punis.

Enfin, l’absence d’une réponse efficace en matière de sécurité pour les gabonais de la part des pouvoirs publics ouvre la voie à l’instauration de la justice populaire ou de la justice privée ; conséquence d’une crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés.

D’ailleurs la maman du jeune Rinaldi, dans un cri d’alarme a déclaré : « J’ai essayé de suivre la loi des hommes mais il ne m’ont pas rendu mon enfant».

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