Italie: Cecile Kyenge, ancienne ministre de l’intégration perd les élections européennes.

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Elle a été la première femme africaine à entrer en politique en Italie, première ministre africaine  au sein du gouvernement italien de centre gauche  ‘ Partito Democratico’’.  Cécile a lutté  pour une meilleure intégration des minorités  en Italie; cette dame a essuyé les pires insultes sexistes et racistes mais elle est restée debout.

Cécile a été une boussole pour plusieurs pays africains, l’on se souvient de ses prises de positions contre la fraude électorale au Gabon, un nouveau mandat de Joseph Kabila pour un troisième mandat en République Démocratique du Congo et ses multiples missions en tant qu’observateur des élections en Afrique.

Hélas, elle perd les élections avec 1151 voix sur 23.891 ! Un chapitre se ferme en Europe, celui de la tolérance, de la coexistence pacifique entre les différentes cultures car en Belgique en France, en, Hongrie et en Italie les  choses changent. S’ouvre le chapitre de l’extrême  droite, l’intolérance, l’exclusion, les préjugés.

Il faut dire qu’en Italie tout comme en Europe, la haine augmente, dans les transports publics, les administrations. Dans les amphithéâtres, la haine du noir gagne du terrain. L’intolérance envers les étudiants  étrangers fait son chemin. Les immigrés sont les cibles d’une fausse rhétorique .

On peut se demander, pourquoi attaquer les migrants et occulter le rôle des multinationales qui pillent l’Afrique? Pourquoi dialoguer et soutenir  avec des régimes dictatoriaux et s’attaquer aux victimes de la dictature ?

Cécile s’éclipse et avec elle, une incertitude incertaine.  Faudra espérer que la haine, l’intolérance et la logique fascisante   ne l’emportent pas sur le bon sens.

Fatou Diawara.

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